L’astrologie

Astrologie

Etymologiquement, « astrologie » vient du grec et signifie « le discours sur les astres ». A titre de comparaison, l’étymologie du mot « astronomie » peut être traduite par « la loi des astres ». Nous avons bien là la différence entre l’aspect scientifique de l’étude des astres, l’astronomie, et ce que nous les humains faisons dire aux astres à travers l’astrologie. Jusqu’au XVIIe siècle, de nombreux astronomes occidentaux pratiquaient l’astrologie.

L’astrologue, entre ciel et terre

En quelque sorte, les astrologues sont les traducteurs du langage des étoiles ! Une expression italienne dit « Traduttore, traditore » (« traducteur, traître »), ce qui nous rappelle que personne ne peut se targuer de maîtriser parfaitement cette langue céleste… Les astrologues « de bonne volonté » font de leur mieux, avec humilité, honnêteté et envie d’éclairer les autres. Ils s’appliquent à aller toujours plus loin dans la compréhension de l’influence des astres sur la nature humaine. Tout en cherchant à s’améliorer eux-mêmes pour être de bons « médiums », littéralement, des intermédiaires entre les étoiles et les humains.

Le vaste éventail des astrologies

D’ailleurs, de même que d’innombrables langues et patois sont parlés sur notre belle planète terre, l’astrologie est plurielle ! Astrologies mésopotamienne, égyptienne, chinoise, maya, arabe, indienne, grecque, celte… différentes civilisations ont développé leur propre astrologie. Mais même au sein de ce que nous appelons « l’astrologie occidentale », il y a plusieurs astrologies ! Chacune d’entre elles correspond à un courant de pensée et de nouveaux courants ont émergé au fil du temps.

Ainsi, certains astrologues ne jurent que par l’astrologie prévisionnelle, d’autres par l’astrologie psychologique, ou encore par l’astrologie traditionnelle, humaniste, karmique, médicale, etc. D’autres enfin, dont je fais partie, ont créé leur propre synthèse après avoir étudié et pratiqué différents types d’astrologies.

Une histoire vieille d’au moins 5000 ans

C’est en Mésopotamie que l’on a retrouvé les premières traces écrites d’une pratique de l’astrologie, datant du troisième millénaire avant notre ère. Les mouvements des planètes, observés par les prêtres savants de Babylone, étaient inscrits sur des tablettes en argile, en écriture cunéiforme. A cette époque, l’astrologie servait uniquement à prévenir le roi des risques de guerre, de famine ou autres dangers. Les planètes étaient considérées comme des dieux, dont le courroux pouvait être apaisé par des rituels de magie religieuse. Cette civilisation, située en grande partie dans l’actuel Irak, croyait par conséquent que l’on pouvait empêcher, ou du moins tenter d’empêcher, l’action néfaste des astres-dieux.

Le zodiaque de Dendérah en Egypte antique

Un bas-relief fut découvert au XIXe siècle dans le temple de la déesse Hathor, au nord de Louxor en Basse-Egypte. Sculpté sur une dalle de grès, il représentait la voûte céleste sous la forme d’un disque, à l’intérieur duquel l’on trouve tout d’abord les trente-six divinités qui semblent symboliser les 360 jours du premier calendrier solaire de l’histoire, appelé le « calendrier nilotique ». Cinq jours dits épagomènes complétaient le calendrier pour obtenir 365 jours. La Terre met en effet 365 jours, 5 heures et 46 mn à faire le tour du Soleil. Les Anciens pensaient bien sûr que c’était le Soleil qui tournait autour de la Terre, mais ceci est une autre histoire…

Le zodiaque de Dendérah est difficile à dater : 50 ans avant notre ère ou troisième millénaire ?

Les décans égyptiens

Chacun des 36 dieux (ou génies protecteurs) correspond à un décan, c’est-à-dire à une division par trois de chaque signe du zodiaque, qui couvre trente jours (ou trente degrés du cercle zodiacal). Les décans ont été créés à l’origine par les prêtres astronomes du deuxième millénaire avant notre ère, soit à l’époque de la XIXe dynastie égyptienne fondée par Ramsès Ier. Ces divisions servaient à observer les étoiles.
J’utilise notamment les décans pour réaliser mes horoscopes. Cela me permet une interprétation un peu plus affinée que si je me basais uniquement sur l’ensemble de chaque signe.

De Babylone à la Grèce

A la suite des conquêtes d’Alexandre le Grand C’est au IIIe siècle avant notre ère qu’un certain Bérose, prêtre chaldéen, médecin, astronome et historien originaire de Babylone, introduisit l’astrologie mésopotamienne en Grèce en fondant une école sur l’île de Kos.

Auparavant, au VIe siècle avant notre ère, le philosophe et mathématicien Pythagore, à qui l’on doit le nombre d’or et le fameux « théorème de Pythagore », aurait été initié à l’astronomie et à la science des nombres en Egypte et Mésopotamie. Même si ces voyages sont sans doute plus mythiques que réels, Pythagore développa de nombreux concepts dont l’harmonie des sphères exprimée par les nombres (qui sont des proportions plutôt que des simples chiffres) et la musique, le cosmos (« ordre »), ou encore le macrocosme céleste englobant le microcosme, c’est-à-dire les humains. Il définit les sept notes de musique pour les mettre en correspondance avec les sept planètes connues à cette époque : le Soleil, la Lune, Mercure, Vénus, Mars, Jupiter et Saturne.

D’une manière générale, les Grecs apportèrent leur esprit rationnel aux astrologies égyptienne et mésopotamienne. L’astrologie occidentale d’aujourd’hui est fondée sur celle développée et systématisée par une succession d’astrologues grecs qui furent également astronomes, mathématiciens ou médecins.

Les premiers horoscopes

Il faut prendre ici le terme d’horoscope selon son sens premier d’observation des astres présidant au moment de la naissance d’un individu. Les Grecs furent ainsi les premiers à calculer « l’ascendant », c’est-à-dire le degré du zodiaque (cercle de 12 fois 30 degrés correspondant à la course annuelle apparente du Soleil vue de la terre) se levant à l’est sur l’horizon à l’heure exacte de la naissance d’un individu en un lieu donné.

L’écliptique est la projection sur la sphère céleste de la trajectoire annuelle apparente du Soleil vue de la terre. Nous la divisons en douze secteurs de trente degrés qui correspondent aux signes du zodiaque dits « tropicaux » par opposition au zodiaque dit « sidéral ».